Les couleurs de l’Afrique
Sélection de photos en couleurs

Man O War Bay (Sierra Leone)

Bujumbura (Burundi)

Makeni (Sierra Leone)
Makeni (Sierra Leone)
Stade National de Freetown (Sierra Leone)
Décoration pour voitures et motos (Sierra Leone)
Sélection de photos en couleurs

Man O War Bay (Sierra Leone)

Bujumbura (Burundi)

Makeni (Sierra Leone)
Makeni (Sierra Leone)
Stade National de Freetown (Sierra Leone)
Décoration pour voitures et motos (Sierra Leone)
La pluie seule est divine (André Breton).
Mais la saison des pluies en Afrique de l’ouest, ça c’est quelque chose…
Le Pont de Kabala en saison sèche…
Le même en saison des pluies:


Soir d’orage sur la baie de Freetown.

Pluie de fin d’après midi sur Makeni




La guerre civile qui a duré de 1999 à 2002 a fait d’énormes dégâts sur un parc d’infrastructures d’accès à l’eau potable déjà bien mal entretenu. Dans les années 60 – 70 à l’époque où la Sierra Leone était en plein boom économique, de gros efforts avaient été faits pour développer des réseaux d’adduction d’eau potable dans toutes les grandes villes et même certaines zones rurales. Ces réseaux n’ont pas été bien entretenus, et sont petit à petit tombés en décrépitude. La guerre a faite le reste.
Aujourd’hui, dans une ville comme Freetown la capitale qui compte environ 800 000 habitants, 40% de la population vit en dehors de la zone de couverture du réseau municipal.
Dans les campagnes, la situation n’est guère plus réjouissante même si de gros efforts ont été faits par le gouvernement et les ONG internationales. Mais on est loin du standard d’un puits pour 250 utilisateurs ou même d’un puits par village.
Un puits « moderne » ou « protégé » construit par une ONG internationale dans la région de Bo. Il s’agit d’un puits profond d’une quinzaine de mètres, creusé à la main et renforcé d’un cuvelage en béton. Le tout est couvert d’un margelle et d’une dalle aussi en béton et équipé d’une pompe à bras (ici de marque Kardia). Le tout garanti une protection parfaite de l’eau contenue dans le puits, qui est ainsi à l’abri des contaminations d’origine fécales ou autre.
Un des gros problèmes dans ces zones de l’Est du pays est que durant la guerre il était courant, pour faire fuir les villageois, de jeter des cadavres d’hommes ou d’animaux dans les puits. Des années après la fin de la guerre les habitants se souviennent encore des puits ainsi contaminés et ne veulent toujours pas boire de cette eau. Du coup il est impossible de rénover le puits (alors que techniquement un curetage suivit d’une décontamination au chlore serait possible) et il ne reste plus qu’à en creuser un autre…
Corvée d’eau: comme souvent dans l’Afrique rurale, ce sont des jeunes filles qui sont chargées de la collecte de l’eau. Il leur faut parfois marcher des heures pour aller chercher quelques litres d’une eau pas toujours potable.
Ce sont autant d’heures qui sont perdues pour le développement personnel, la lecture, l’étude ou la vie de famille.
L’accès à l’eau potable est un droit fondamental de l’être humain.
En ville comme ici à Kroo Bay un quartier populaire de Freetown, l’eau est distribuée par un système de branchements à domicile et de robinets publiques. L’eau est traitée au chlore par la compagnie municipale (Guma Valley Water Company) mais à cause de la décrépitude du réseau de distribution elle n’est pas toujours propre à la consommation au point de distribution.
En ville comme à la campagne, ce sont les femmes et les enfants qui vont puiser l’eau. Ici à deux pas du Stade National de Freetown l’environnement sanitaire du point d’eau est plus que douteux: chaque année à la fin de la saison des pluies le choléra fait son apparition…
L’unique point d’eau du quartier: un tuyau crevé venu d’on ne sait où amène un filet d’eau souillée.
Douche collective dans la quartier de Suzanne’s Bay (Freetown). Cette photo a été prise en 2008, déclarée par l’ONU « année internationale de l’assainissement ».
L’accès à l’eau de qualité et en quantité suffisante est un droit fondamental inscrit dans plusieurs conventions internationales.
Hélas le 22 Mars dernier, à la fermeture du Forum mondial de l’eau d’Istanbul, les Etats Unis et quelques autres états (dont le Brésil) se sont opposés à la reconnaissance d’un « droit humain fondamental à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement ». Faute de consensus sur ce sujet la résolution finale n’évoque pas ce droit.