
Hommage à Wayne Shorter (album Speak No Evil, Blue Note 1964)
Mama Mia!
Le Mamiya C 330 (comme son petit frère le C 220) est l’un des derniers appareils bi-objectifs a avoir été produit: sa fabrication s’est arrêtée en 1974 (plus d’infos ici) et d’autres versions on été produites jusque dans les années 80. Il constitue une bonne introduction au monde du moyen format argentique car à la différence des Rolleiflex des années 50 les Mamiya sont généralement encore en bon état mécanique car produits plus récemment. Leur solidité est légendaire. Ils offrent de plus la particularité de pouvoir changer l’objectif sans avoir à terminer le film.
Le seul désavantage du Mamiya est son encombrement et son poids : dans les deux kilos avec l’objectif, de quoi décourager plus d’une ballade. Sans compter qu’il vaut mieux s’armer d’un pieds pour fignoler cadrage et mise au point. Et pourtant… quel plaisir de s’arrêter, d’étudier le paysage, de voir la lumière changer pour attendre le bon moment, de cadrer, d’attendre encore l’apparition d’un personnage dans le cadre… pour s’apercevoir au moment de déclencher qu’on a laissé la sécurité engagée, ou qu’on a oublié d’armer, ou de renseigner les « zazas » sur la cellule ou de corriger l’indicateur de parallaxe… et oui rien n’est automatique ici et au début il y a un peu de déchet! Mais il ne faut pas se décourager, les vielles habitudes reviennent vite et au bout de quelques rouleaux on arrive a des résultats satisfaisants. Comme par exemple avec pécheurs pris au petit matin sur la côte des Arcadins entre Montrouis et Saint Marc (film Tmax 400 iso, f. 16).

Relever les filets (1)

Relever les filets (2)
Ici quelques prises de vues en couleurs effectuées avec un objectif 80 mm, soit un grand angle en 24×36 (dans les 35 mm je crois). Film: Kodak 160 Natural Colors. Ouverture à f. 16 en général.

Miragoane (Haïti), 2009

Miragoane (Haïti), 2009

Le port de Miragoane

Miragoane

Jeune berger, Montagne Lavu, Haïti (2009)
Voila pour la couleur. On peut bien entendu aussi faire du noir et blanc, ici avec une Ilford FP4+. Bon pour le N et B c’est encore plus exigeant surtout en ce qui concerne le développement et la numérisation des cliché. Pour le moment j’ai pas grand chose à publier si ce n’est ces photos:

Case créole, Grand Goave (2009)

Case créole, Grand Goave (2009)
A suivre!

Rivière La Quinte vers les Gonaïves
Voici quelques clichés pris au Lomo en Haïti. Le Lomo c’est ce petit appareil d’origine soviétique dont j’ai déjà parlé ici. Il est toujours amusant d’essayer des films et de les faire développer dans des pays comme Haïti: en général ils sont périmés depuis des lustres et les résultats peuvent être assez surprenants.Ici une photo typique de « l’effet Lomo »: vignetage marqué sur les bords (zones sombres sur les cotés de la photo), couleurs saturées et lignes déformées par le grand angle (32 mm).

Lavoir municipal
Ici une photo dont le négatif était tellement abimé après le passage entre les mains d’un laborantin peu scrupuleux qu’il n’y avait pas d’autre solution que d’accentuer le coté rétro et « déglingué » pour en faire un vieux tirage…

Le négatif original...

Le même après un petit passage chez Photoshop...
Le « Scan du pauvre »
Pas facile lorsque l’on est en déplacement de scanner ses négatifs et les labos sur place n’offrent pas toujours ce service. Reste la solution du « scan du pauvre »: photographier en macro le négatif. Pas si simple qu’il n’y parait à première vue mais peut être utile. Il y a plusieurs techniques mais la plus simple est de scotcher le négatif sur une vitre bien propre si possible en hauteur pour ne pas avoir de d’arrière plan trop encombré. S’il y a du soleil on peut avoir des résultats intéressants comme sur cet exemple:

Maison de plage (Freetown)
Haïti Nature
Haïti n’est pas a priori un endroit particulièrement attractif pour la photographie animalière tant l’environnement y est dégradé. On trouve cependant deux ou trois sites intéressants pour l’observation d’oiseaux, comme par exemple le « trou Caïman » à la sortie de Port au Prince après Croix des Bouquets ou même le jardin de notre maison pour les grenouilles et… les mygales.

- La Camargue? Non, le Trou Caïman à Port au Prince

- Le même Trou Caïman (photo prise au Lomo)
Le Trou Caïman (aussi connu localement sous le nom de Dlo Gaye ) est comme son voisin l’étang saumâtre le reliquat d’un bras de mer qui s’étendait jadis sur la pleine du Cul de Sac, entre ce qui est aujourd’hui Port au Prince et la frontière avec le République dominicaine. L’eau y est légèrement salée (mais moins que dans l’étang saumâtre). Chose miraculeuse en Haïti, l’endroit est relativement bien préservé (relativement…): l’un des rares coins de nature à proximité de Port au Prince, où l’on peut observer de nombreuses espèces d’oiseaux telles que Hérons, Grèbes à bec bigarré, Aigrettes, Anis, Gallinules poule d’eau et bien sur Flamand roses.

- Héron Vert (Butorides virescens)

- Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) (Merci à Evelyne pour l’identification). Il s’agit en fait du seul rapace piscivore des Antilles: j’aurai dû noter ce détail…

Crécerelle d'Amérique (Falco sparverius)

Lézard à queue courbée d'Haïti (Leicocephalus Personatus)

- Grenouille (à la Villa Taïna)

- Mygale dans le jardin de la maison. Ouille…

Dans la piscine... (1)

Dans la piscine... (2)

Pic d'Hispaniola (Melanerpes striatus)
(To be continued…)