Les Gonaïves
En Haïti la ville des Gonaïves (200 000 habitants) a été durement frappée par les évènements climatiques extrêmes de Septembre 2008. La rivière La Quinte est sortie de son lit et a inondé une bonne partie de la ville. Lorsque la crue s’est retiré, les eaux chargées de sédiments arrachés aux collines environnantes ont laissé une épaisse couche de boue sur toute la ville. Six mois après le drame, on est toujours en train de nettoyer les rues, de reconstruire les maisons et de ré-activer l’accès aux services de base.
Sur la route des Gonaïves, avant d’entrer en ville la route fait une déviation pour éviter le Lac Jeanne, qui s’était formé suite aux inondations de 2004 causées par le cyclone Jeanne. En Haïti, on compte les années en fonction des cyclones…
Arrivé dans le centre, ce qui frappe c’est d’abord la boue, partout. Certaines familles ont véritablement tout perdu en une nuit, d’autres ont du passer plusieurs jours sur le toit de leurs maisons en attendant l’arrivée des secours.
Dans des situations d’urgence comme celle ci le problème le plus immédiat c’est l’accès à l’eau. Les eaux de surface sont hautement contaminées, et les eaux souterraines le sont aussi en partie car l’inondation a recouvert puits, forages et latrines.
La distribution d’eau potable en urgence est faite par un système de livraison par camion. Grâce à la mobilisation de tous le pire a été évité: L’épidémie.
Après l’eau, la nourriture. Afin de prévenir le risque de malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans, particulièrement à risque dans les semaines après le drame, des cantines sont ouvertes dans toute la ville. On y sert une bouillie spécialement conçue pour pallier aux manques de l’alimentation quotidienne.
Réfugiés climatiques. Eux ont tout perdu. Ils se sont regroupés dans un entrepôt abandonné et y sont restés de longues semaines en attendant de trouver à se reloger. Mais où?
Les Gonaïves, vues du ciel: plus une maison intacte, des rues couvertes de boue et à perte de vue un horizon bouché par les collines sans arbres prêtes a verser encore plus de sédiments à la prochaine pluie…
La vie reprend son cours, malgré la précarité du quotidien. Les enfants retournent à l’école en évitant les tas de boue qui encombrement encore les rues.
Pour les plus démunis, l’aide humanitaire reste indispensable.









hipeux tu commenter de toutes ces images
je suis absolument fan de votre travail !! beaucoup d’ expression et d’ émotion se retrouvent mêlés dans vos clichés, un grand bravo ! pour cette collection des gonaïves, je reste tres touchée par les clichés » sur la route », » cantine pour les enfants « , » aide alimentaire « , » la boue , partout « .